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Message Episcopal |
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A l'Occasion du Jour de Pâques 2008 |
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| Frères et Soeurs en Christ, |
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Nous sommes en la Saison Pascale où nous célébrons dans la foi, la résurrection du Christ notre Sauveur. Après une période de réflexions spirituelles et de méditations durant le Carême, puis la Semaine Sainte, nous chantons aujourd’hui avec allégresse, Il est ressuscité Alléluia ; que l’on soit |
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dans la peine, la souffrance, l’adversité ou dans la joie, l’abondance, il faut fêter les Pâques car c’est une fête d’amour, d’espoir et de vie. Dans l’ancien temps, les juifs célébraient la Pâque en signe de reconnaissance à Dieu, d’actions de grâce pour ses bienfaits envers eux, les ayant fait sortir de l’esclavage d’Egypte pour s’établir à la terre promise. Et à cette occasion, il fallait immoler un agneau comme offrande d’actions de grâce et pour l’expiation des péchés. Ainsi le mot Pâque vient de l’hébreu pesah=passage, c’est donc le passage d’une situation à une autre, d’une vie à une autre. Cependant l’ère chrétienne inaugure un autre sens à Pâque. Le Fils de Dieu est devenu le véritable agneau pascal immolé pour nous sur le bois du calvaire. Par sa mort et sa résurrection nous passons de l’esclavage du péché et de la mort, à la liberté et à la vie. Avec la foi en Lui, nos péchés sont remis et nous obtiendrons la vraie vie des ici-bas jusqu’à l’éternité, une vie basée sur l’amour, le partage, la fraternité. Chaque année en effet, l’Eglise exhorte tout le monde à fêter les Pâques chrétiennes. Car c’est une occasion pour tout un chacun de rentrer en soi-même, de réfléchir sur ses relations avec le Dieu créateur et rédempteur qui, en son Fils, était venu sur cette terre, pour restaurer l’humanité. Il a pris sur Lui, nos péchés, menant une vie d’homme, souffrir, allant même jusqu’ à la mort tragique de la croix. C’était pour nous tracer un autre mode de vie qui soit conforme à la volonté de son père. Son ministère terrestre consistait à donner un enseignement différent de ce que donnaient les juifs sur la notion de Dieu qui leur aurait apparu exclusivement. Les conditions même de sa naissance furent un message qui exprimaient l’universalité de Dieu et le statut qui est offert à l’humanité tout entière. C’est ainsi qu’il est écrit dans l’Evangile selon St Jean 3:16 : “oui, Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, pour que tout homme qui croit en Lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle”. La résurrection du Christ est un signe qui montre que ni l’injustice, ni la méchanceté des hommes, ni la mort n’avaient d’emprise sur Lui, Il les a vaincues toutes pour donner place à la vie. En célébrant les Pâques, nous célébrons la vie et la vie en abondance, une vie d’amour, de paix, de solidarité fraternelle, d’harmonie sociale et de progrès qui devrait se réaliser dès maintenant jusque dans le Royaume des cieux. Le chemin de la croix du Vendredi Saint qui aboutit à la résurrection glorieuse du Dimanche de Pâques, nous donne aussi la possibilité de remporter la victoire sur tout ce qui est mauvais, si l’amour de Dieu le père qui a été manifesté en Jésus Christ, demeure dans nos coeurs et est pratiqué dans nos relations humaines. Malheureusement, ce n’est pas ce que les hommes des différentes sociétés de la terre entendent faire, si l’on considère les différents conflits qui rongent le monde où d’innombrables innocents perdent leur vie à longueur de journée. L’enseignement du Prince de la paix qui est basé sur l’amour, n’est pas appliqué et ceci ouvre la voie à toutes ces guerres fratricides qui sont les fruits de nos haines, nos jalousies, nos égoïsmes, ce qui engendre aussi tous nos malheurs et nous empêche de goûter les bienfaits des merveilles de la création. Très souvent, les ressources que le Créateur a mises à la disposition de son peuple, ne sont pas bien gérées, ce qui crée trop de misère et de désespoirs dans un Pays comme le nôtre où les dirigeants politiques sont lents à prendre des décisions appropriées en vue de l’amélioration du sort de la population kap patojé tro lontan nan grangou, nan mize, nan chomaje, nan maladi san swen, nan yon environman malsen. Il faut que la résurrection du Sauveur apporte du changement et de la transformation dans nos systèmes qui doivent procurer de la joie et de l’espoir aux affamés, aux sans- logis, aux démunis, aux chômeurs, aux persécutés, à ceux et celles qui vivent dans la peur à cause de l’insécurité, pour que dès ici-bas nous nous sentions ressuscités avec le Christ et qu’enfin nous nous réjouissions avec Lui dans les délices éternelles. C’est ce message que Marie de Magdala avait reçu quand elle s’était rendue au tombeau, le 1er jour de la semaine, c’est à dire dimanche matin, 3 jours après la crucifixion. Car après la mort de Jésus sur la croix, la vie de ses partisans était bouleversée, ils étaient dans la consternation, la peur, l’inquiétude et le désespoir. Mais avec la nouvelle de la résurrection, ils se sont repris et voient la vie avec confiance et sérénité. Les disciples s’étaient précipites vers le tombeau vide pour s’assurer que le Maître n’est vraiment pas resté dans la mort, Il vit et que eux aussi vivront. Restons donc chers frères et soeurs en Christ, attachés aux principes fondamentaux de la parole de Dieu pour faire uniquement le bien mais non le mal. Et ainsi nous participerons à la résurrection glorieuse de son Fils Jésus-Christ qui nous procurera le bonheur. Considérons-nous comme des instruments de sa paix, afin que grâce à nos bontés et nos bienveillances, le monde voie que le Christ n’est pas mort, Il est vivant. Tenons fermes alors dans la foi car nous ne serons jamais seuls dans nos luttes quotidiennes de l’existence ; grâce à sa résurrection, Il sera avec nous, en nous et parmi nous pour nous guider et nous protéger en tout temps, en tout lieu et en toutes circonstances. Joyeuses Pâques à vous tous ! Mgr. Jean Zaché DURACIN |
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