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Dimanche 12 avril 2009 |
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Message Episcopal |
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A l'Occasion du Jour de Pâques |
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«Ne vous effrayez pas “Marc 16:6"». Frères et Sœurs en Christ, |
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Ce fut dans un état d’esprit consterné que les femmes qui étaient avec Jésus depuis son ministère jusqu’à son ensevelissement, se rendirent au tombeau, Dimanche matin, 3 jours après la crucifixion. Leur surprise était grande quand elles constatent que le tombeau était vide. Mais au milieu de leur trouble, de leur incertitude, un message de réconfort et d’espoir était là: Ne vous effrayez pas, Il est ressuscité. Ce message constitue la toile de fonds de la foi chrétienne concernant la victoire de la vie sur la mort, la victoire du bien sur le mal. C’est chaque année que nous attendons impatiemment cette époque pour une grande manifestation de cette foi. Nous sommes en effet dans la saison Pascale où nous célébrons « grandiosement » la résurrection du Christ. Après de nombreuses activités spirituelles pendant la Saison du Carême, le dimanche de pâques arrive pour dire que la mort n’a point d’empire sur le Fils de Dieu. En ce jour nous chantons tous : Alléluia, Il est ressuscité. Il n’est plus dans la tombe, Il est vivant. Dieu, dans son amour inépuisable est venu en son Fils nous racheter du péché et de la mort pour nous ouvrir le chemin de la vie. Le 16ème verset du 3ème chapitre de l’Evangile selon St Jean, nous dit: “Dieu a tellement aimé le monde, qu’Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais ait la vie éternelle”. La fête de Pâques est l’une des plus importantes et plus anciennes fêtes de l’Eglise. Elle dérive des grandes festivités de l’Ancien Testament célébrant le passage du peuple d’Israël de l’esclavage d’Egypte à la terre promise, cette mission de la traversée de la mer rouge qui fut confiée à Moise. Si, dans l’Ancien Testament il fallait offrir en ce jour de la pâque juive, des sacrifices énormes en signe de reconnaissance à Dieu pour cette grande délivrance ; aujourd’hui les chrétiens donnent gloire au Seigneur ressuscité qui est le prince de la vie, de la paix et de la liberté. Il est le principal sacrifice qui ôte les péchés du monde. C’est dans ce même esprit de passage, de la traversée du désert que nous célébrons la fête de pâque qui revêt pour nous un double sens social et spirituel. Sur le plan spirituel nous devons nous réjouir d’avoir reçu la Sainte parole qui nous restaure et nous régénère afin que nous puissions être semblables encore au Créateur par la rémission de nos fautes si nous les lui confessons. Voilà pourquoi en préparation à la célébration pascale pendant le Carême, l’Eglise invite toujours ses fidèles à la conversion et à la repentance pour se laisser transformer par la parole, pour devenir nouveau en Jésus Christ, c’est - à -dire demeurer dans son amour. On est exhorté à se dépouiller du vieil homme pour se revêtir de l’homme nouveau appelé à aimer Dieu de tout son Cœur, de toute son âme, de toute sa pensée et à aimer son prochain comme soi-même. Et l’Eglise a toujours insisté pour dire que c’est avec seulement ces dispositions qu’on peut célébrer la résurrection du Sauveur dans la joie, l’allégresse, la sincérité et la vérité. Sur le plan social, le souffle de la résurrection devait imprégner tout notre univers, c’est- à -dire la globalité de notre existence. Il devait réglementer nos relations les uns avec les autres et nos comportements vis à vis de notre environnement tant humain que naturel. Il faut réaliser qu’en la résurrection de son Fils, Dieu a voulu redonner vie à toute la création qui est souvent sabotée par nos négligences, nos haines, nos divisions. Si le salut en Jésus Christ doit partir de ce monde, nous avons été faits pour vivre dans un environnement sain qui inspire la présence glorieuse du Tout-Puissant. Trop souvent, ici nous fêtons Pâques dans des situations inquiétantes et précaires qui fragilisent même notre existence de peuple. Cependant en comparaison avec un passé récent qui a été extrêmement bouleversant, il faut reconnaitre qu’au moment où nous parlons, nous connaissons un peu de sécurité et de stabilité publiques. C’est à encourager afin que la paix s’établisse enfin dans le pays pour que le message “Ne vous effrayez pas” soit aussi nôtre. Mais beaucoup restent à faire dans les domaines d’infrastructures de communication et d’énergie; dans nos situations de chômage, de la pauvreté, de l’éducation, de la santé, de la dégradation de l’environnement, de la misère. Cependant Pâques est une fête d’espoir et de réconfort. Les femmes qui ont été de grand matin, le 1er jour de la semaine au tombeau, avaient non seulement des souffrances morales et spirituelles, mais aussi des souffrances physiques et sociales avec des cas de maladies, de privations de toutes sortes, d’oppressions et d’injustices; des maux que le Maitre combattait pour elles et avec elles; c’étaient des espoirs qui pour elles, s’envolaient avec la mort. Mais pourtant en cette circonstance, le messager leur dit: Ne vous effrayez pas. Donc avec le Christ ressuscité, il faut vaincre la peur et le désespoir, car nous ne sommes pas seuls dans nos luttes pour la vie. Il est vivant et actif en nous et parmi nous. C’est pourquoi chaque dimanche est un jour mis à part pour les chrétiens en vue de la célébration de la résurrection qui est la célébration de la vie et de la présence permanente du ressuscité. En communiant au corps et au sang du Christ dans la Sainte Eucharistie, nous optons pour la vie. Le chrétien est celui qui est contre tout ce qui provoque la mort contrairement au plan divin. Tous les actes qui ne se concordent pas au bien-être et à la vie, sont des actes de ténèbres. Ainsi en célébrant les pâques, nous célébrons la Lumière. Nous allumons dans l’Eglise la Bougie Pascale qui brillera pendant toute la saison, pour dire que Christ est Lumière. Et nous invitons tout le monde à marcher dans la lumière pour poser des actes d’amour, de justice et de paix. C’est cette Lumière éternelle et vraie qui doit nous guider sur nos pas pour ne point trébucher du chemin qui nous a été tracé par le Maitre de l’univers dès la création. En dépit donc de tous nos maux, il y a lieu d’espérer si nous agissons comme hommes et femmes de la Lumière. Prions sans cesse pour que le Dieu Tout- Puissant, par la victoire de son Fils unique sur la mort, nous ouvre les portes de l’éternité. Et puisque nous célébrons dans la joie, le jour de la résurrection du Seigneur, demandons-Lui l’assistance de l’Esprit Saint qui donne la vie en abondance, pour que nous ressuscitions de la mort du péché. Que toutes les bonnes choses de notre Pays qui sont déjà mortes et celles qui sont en train de mourir, ressuscitent. Face à nos inquiétudes, nos peurs et nos douleurs, que le Christ ressuscité nous dise encore aujourd’hui : Ne vous effrayez pas! Joyeuses Pâques à vous tous, au Nom du Père, et du Fils et du St Esprit, Amen.
Mgr. Jean Zaché DURACIN |
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